Mammifères sauvages
Ouganda et WCS vont cogérer le secteur des lions arboricoles
Un accord de 10 ans confie à la Wildlife Conservation Society la gestion quotidienne d'Ishasha, dans le parc Queen Elizabeth, où vivent moins de cinq lions.
Rapporté par Mongabay · · 1 min de lecture

L'Uganda Wildlife Authority et la Wildlife Conservation Society ont signé un accord de 10 ans pour cogérer une partie du parc national Queen Elizabeth, célèbre pour ses lions qui grimpent aux arbres. La société reprendra certaines tâches quotidiennes dans le secteur d'Ishasha, au sud du parc, notamment la gestion de la biodiversité, le travail avec les communautés et le développement d'entreprises touristiques, explique Simon Nampindo, directeur national de l'organisation en Ouganda. L'autorité conservera la responsabilité de l'application des lois et de la protection de la faune.
Cet accord s'inscrit dans une tendance plus large de partenariats public-privé entre gouvernements africains et groupes de conservation pour gérer les parcs. Ishasha couvre environ 500 kilomètres carrés sur les 1 978 que compte le parc.
Les lions d'Ishasha attirent depuis longtemps les touristes, mais ils deviennent rares. Selon les chiffres de l'autorité, la population de lions du parc Queen Elizabeth a chuté de plus de 90 % entre la fin des années 1970 et 2022, passant de 400 individus à 39. Nampindo précise qu'il reste désormais moins de cinq lions à Ishasha et que, sans un apport extérieur, probablement en déplaçant des individus venus d'ailleurs, le groupe ne pourra pas se rétablir de lui-même.
Les lions ont été confrontés à des conflits avec les éleveurs locaux, à la perte de leur habitat et aux pièges posés par les braconniers. Nampindo affirme que ces causes doivent être traitées avant toute translocation de lions.


