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Vie marine

L'acanthaster pourrait aider les récifs, selon une étude

Selon une étude, des populations régulées d'étoiles de mer mangeuses de corail favoriseraient la biodiversité sur la Grande Barrière de corail en Australie.

Rapporté par ScienceDaily · · 2 min de lecture

Sur la carte: Australie · Coraux

L'acanthaster pourrait aider les récifs, selon une étude
Image: ScienceDaily

Une croyance de longue date concernant l'étoile de mer acanthaster pourpre est remise en cause par de nouvelles recherches menées sur la Grande Barrière de corail, en Australie. Ces redoutables prédateurs du corail, connus pour leurs épines acérées et leur alimentation destructrice, sont depuis longtemps considérés comme des fléaux pour les récifs. Cependant, des scientifiques de l'Université de Sydney suggèrent qu'ils pourraient jouer un rôle surprenant dans la préservation de la santé corallienne lorsque leurs populations restent régulées.

L'étude, publiée dans Ecology and Evolution, a examiné les habitudes d'alimentation de l'acanthaster pourpre dans des zones protégées où des prédateurs naturels tels que les tritons et les poissons de récif maintiennent ses effectifs à un faible niveau. Les chercheurs ont constaté que même lorsque ces étoiles de mer consomment du corail, elles détruisent rarement des colonies entières. Au contraire, elles laissent derrière elles de petits fragments de tissu vivant, permettant à une partie du corail de survivre.

La Dre Shawna Foo, chercheuse principale, a expliqué que ces étoiles de mer se nourrissent généralement de manière modérée, laissant derrière elles des vestiges de corail viables. Cela contraste avec les proliférations massives, au cours desquelles les étoiles de mer peuvent dénuder des sections entières de récif. Les conclusions indiquent que ces animaux peuvent empêcher certaines espèces de coraux à croissance rapide de dominer le récif, favorisant ainsi une plus grande biodiversité.

L'étude met en lumière un principe écologique fondamental : les perturbations modérées, comme celles provoquées par ces étoiles de mer, peuvent empêcher une seule espèce d'envahir l'écosystème. Cela concorde avec l'hypothèse de la perturbation intermédiaire, selon laquelle les écosystèmes prospèrent lorsqu'ils sont confrontés à des défis occasionnels et équilibrés plutôt qu'à une destruction totale.

Bien que les proliférations à grande échelle demeurent une menace, les chercheurs avertissent qu'une élimination agressive des étoiles de mer n'est pas nécessairement la meilleure stratégie de conservation. Ils proposent plutôt qu'une fois les proliférations maîtrisées, les efforts se concentrent sur le maintien des populations de prédateurs naturels pour stabiliser le nombre d'étoiles de mer. Cette approche pourrait contribuer à préserver la santé des récifs plus efficacement qu'une éradication totale.