Animaux de compagnie
Règles plus strictes sur les feux d'artifice au Royaume-Uni
Les autorités étudient une révision des règles sur les feux d'artifice face aux vives inquiétudes quant à l'impact du bruit sur le bien-être animal.
Rapporté par The Guardian · · 2 min de lecture

Le gouvernement du Royaume-Uni examine actuellement de potentielles modifications de la réglementation sur les feux d'artifice, répondant à la pression croissante d'organisations de protection des animaux et de groupements agricoles. À la suite d'une consultation publique, les autorités envisagent des mesures pour atténuer les effets négatifs des spectacles bruyants sur les animaux de compagnie, le bétail et la faune sauvage.
Changements proposés pour les limites de bruit
Les ministres ont écarté une interdiction totale de la vente de feux d'artifice au public. Les propositions actuelles se concentrent plutôt sur la limitation du volume sonore des produits destinés aux consommateurs. L'une des suggestions prévoit de réduire le niveau maximal de décibels autorisé de 120dB à 110dB, ce qui diviserait par deux le niveau sonore perçu. De plus, les autorités envisagent de réserver exclusivement les feux d'artifice les plus puissants aux spectacles professionnels.
La Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals a exprimé un soutien ferme à cette consultation. Selon l'association, il existe une forte volonté du public en faveur d'une réforme visant à protéger les animaux de la détresse et des blessures souvent associées aux événements privés non réglementés. La British Veterinary Association préconise également des seuils sonores plus bas, tout en soulignant que des produits plus silencieux ne constituent pas une solution complète. L'association note que les éclairs et les horaires imprévisibles restent problématiques, suggérant qu'un meilleur étiquetage et une sensibilisation du public sont également nécessaires pour assurer la sécurité des animaux.
Des organisations agricoles, dont la National Farmers’ Union, ont soutenu ces efforts réglementaires. Des agriculteurs ont signalé des incidents où les feux d'artifice ont causé une détresse importante au bétail et ont même déclenché des incendies dans des champs.
Toutefois, le secteur s'est opposé à ces potentielles restrictions. La British Fireworks Association soutient que de nombreux comportements problématiques, comme l'utilisation d'engins pyrotechniques tard dans la nuit ou dans des lieux non autorisés, sont déjà interdits par les lois en vigueur. Elle prévient que le retrait de produits légaux du marché pourrait inciter involontairement les consommateurs à se tourner vers des filières non réglementées.
Les tendances internationales indiquent un mouvement plus large vers des contrôles plus stricts. Plusieurs pays européens, dont les Pays-Bas et la Tchéquie, ont déjà mis en œuvre des réglementations plus sévères, tandis que d'autres pays débattent actuellement de mesures similaires. Des défenseurs comme Helen Whitelegg, du Redwings Horse Sanctuary, ont suggéré que l'adoption de limites sonores plus basses, comparables à celles de la Nouvelle-Zélande, pourrait constituer un compromis pratique alors que les gouvernements cherchent un équilibre entre célébrations publiques et bien-être animal.


