Insectes et pollinisateurs
Des milliers de Vanessa cardui en Grande-Bretagne
Des milliers de ces papillons venus d'Europe se sont reproduits localement, soulevant la question d'une population permanente.
Rapporté par The Guardian · · 2 min de lecture

Une arrivée massive de Vanessa cardui a atteint la Grande-Bretagne cette année, ce que les experts décrivent comme une poussée majeure pour coloniser le pays. Des milliers de ces insectes aux teintes dorées sont arrivés d'Europe continentale, marquant une vague extraordinaire pour une espèce qui ne fait généralement que de rares apparitions dans la région.
Le Vanessa cardui est répandu en Europe continentale et se reconnaît à ses ailes postérieures uniques, de forme carrée. Bien que les passionnés d'insectes en Grande-Bretagne aient documenté des visites de cette espèce sur quatre siècles, les observations se limitent généralement à quelques individus isolés pendant un été typique.
La vague de cette saison comprend des arrivées en provenance de plusieurs régions d'Europe. Des insectes volant depuis la France et l'Espagne ont atteint les côtes sud de la Grande-Bretagne, tandis que d'autres, venant des Pays-Bas, sont entrés en Angleterre de l'Est.
Les migrants arrivés ont déjà réussi à se reproduire dans leur nouvel environnement. Des descendants nés en Grande-Bretagne sont apparus pendant l'automne, les observateurs ayant repéré des centaines de papillons la semaine dernière à Linford et East Tilbury le long de la Tamise, dans l'Essex.
Selon le spécialiste des papillons Neil Hulme, le volume énorme d'arrivées est phénoménal et reflète un effort audacieux de l'espèce pour s'établir au Royaume-Uni. Les observateurs examinent désormais si le papillon pourrait finalement devenir la 61e espèce native de Grande-Bretagne.
Survivre à l'hiver reste un obstacle majeur pour les papillons. Au cours des 30 dernières années, on pense que l'espèce a réussi à hiverner en Grande-Bretagne seulement deux fois : une fois dans les années 1990 à Minsmere, dans le Suffolk, et une autre fois vers 2010 près de Chichester.
Malgré ces obstacles passés, Hulme est convaincu que la quantité immense d'arrivées entraînera de nouvelles observations en Grande-Bretagne au printemps prochain. Il a expliqué que cela ne garantit pas un établissement permanent, mais que des afflux réguliers en provenance d'Europe continentale pourraient aider l'espèce à maintenir un ancrage local. Les personnes souhaitant soutenir les papillons peuvent cultiver des pensées sauvages et des pensées des champs, qui sont les plantes nourricières préférées de leurs chenilles.


