Aller au contenu

Oiseaux

Des liens étroits aident les choucas à se nourrir

Au Royaume-Uni, une étude de deux ans révèle que les oiseaux en couple se protègent mutuellement des rivaux malgré l'alternance et l'attente pour manger.

Rapporté par Phys.org · · 2 min de lecture

Des liens étroits aident les choucas à se nourrir
Image: Phys.org

Avoir des compagnons proches peut exiger de la patience, mais cela offre d'importants avantages pour la survie pendant les repas. Selon des chercheurs des universités d'Exeter et de Swansea, les choucas sauvages bénéficient d'une protection significative sur les sites de nourrissage lorsqu'ils sont accompagnés de partenaires fiables, même si attendre leur coûte un temps précieux.

Les résultats, publiés dans la revue biologique Proceedings of the Royal Society B, visaient à expliquer pourquoi les animaux entretenant des relations durables jouissent fréquemment d'une longévité accrue. L'auteur principal Luca G. Hahn a fait remarquer que, bien que les avantages soient largement reconnus d'une espèce à l'autre, les mécanismes quotidiens sous-jacents demeurent mal compris.

Pour étudier cette question, l'équipe de recherche a passé deux ans à observer des corvidés sauvages en Cornouailles, en Angleterre. Les biologistes ont équipé les oiseaux de bagues colorées aux pattes contenant de minuscules puces électroniques de suivi. Chaque fois qu'un individu s'approchait d'un distributeur artificiel, l'équipement automatisé identifiait le visiteur.

Faire la queue pour manger

Les perchoirs expérimentaux étaient conçus de manière à ce qu'un seul mangeur puisse récupérer de la nourriture à la fois. Tout visiteur secondaire devait patienter en file derrière le perchoir. Ce dispositif contrôlé a permis aux observateurs d'enregistrer comment les couples coordonnaient leurs vols, maintenaient l'ordre ou repoussaient leurs rivaux.

Les données ont révélé que les individus liés — en particulier les couples et les proches parents biologiques — arrivaient systématiquement ensemble bien plus souvent que les oiseaux non apparentés. Pendant qu'un membre consommait la nourriture disponible, le partenaire montait patiemment la garde au lieu de provoquer un conflit, sacrifiant sa propre opportunité immédiate de se nourrir.

Cette coopération mutuelle s'est avérée payante. Les individus mangeant à côté d'un compagnon attitré couraient un risque nettement plus faible d'éviction par des membres rivaux du groupe. L'équipe a également souligné que les jeunes oiseaux suivant leurs parents pouvaient trouver là de précieuses occasions d'apprendre à maîtriser un dispositif d'alimentation inconnu.

À l'avenir, les auteurs prévoient d'étudier les liens sociaux plus lâches au sein des colonies. Hahn a indiqué que de futures recherches vérifieront si des relations temporaires aident les oiseaux à localiser des sources dispersées, ou si des alliances amicales se nouent entre territoires de nidification voisins.